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Alors que le marché immobilier traditionnel reste marqué par l'incertitude économique et politique, le segment du luxe continue de progresser fortement à Paris. Selon une analyse publiée par Les Echos, les transactions sur les biens haut de gamme ont nettement augmenté en 2025 et début 2026, portées par une clientèle internationale et fortunée.
Une forte progression des ventes haut de gamme
Le marché de l'immobilier de prestige affiche une dynamique remarquable. D'après les données citées par Les Echos, le réseau Engel & Völkers a enregistré une hausse de 20 % de son chiffre d'affaires, tandis que Barnes évoque sa meilleure année depuis près de vingt ans. À Paris, le prix moyen des biens immobiliers de luxe - notamment ceux dépassant 4 millions d'euros - est passé de 23 500 euros par mètre carré en 2024 à 24 100 euros par mètre carré en 2025.
Des transactions en forte hausse début 2026
La tendance s'est poursuivie au début de l'année 2026. Selon Charles-Marie Jottras, président du groupe Daniel Féau, cité par Les Echos, la valeur des transactions a progressé de 24 % en janvier 2026 par rapport à janvier 2025, tandis que les volumes ont augmenté de 16 % sur un an. Les quartiers les plus actifs se situent principalement dans les 6, 7, 8 et 16 arrondissements, ainsi que dans certaines zones du 17 arrondissement, avec des extensions vers Neuilly-sur-Seine ou le Marais.
L'ultra-luxe atteint des prix records
Le segment de l'ultra-luxe, comprenant les biens entre 7 et 10 millions d'euros et plus, reste limité en volume mais représente une part importante de la valeur totale du marché. Selon Les Echos, certaines ventes ont dépassé 40 000 euros par mètre carré pour des biens d'exception. Dans certains cas très rares, notamment pour des hôtels particuliers ou des propriétés bénéficiant d'emplacements uniques, les prix peuvent même atteindre près de 100 000 euros par mètre carré.
Un marché soutenu par des acheteurs très fortunés
Le marché immobilier de luxe repose sur une clientèle solide et internationale. Environ 75 % des transactions sont conclues sans condition suspensive, une proportion qui atteint 95 % pour les biens au-delà de 5 millions d'euros, selon les professionnels du secteur cités par Les Echos. Les acheteurs étrangers représentent près d'un tiers des transactions supérieures à 5 millions d'euros, dont environ 30 % d'Américains, mais aussi des investisseurs venus d'Europe de l'Est, du Moyen-Orient ou d'Asie.
L'immobilier de prestige, valeur refuge en période d'incertitude
Selon Richard Tzipine, directeur général de Barnes, cité par Les Echos, les périodes d'instabilité économique poussent souvent les investisseurs à se tourner vers des actifs tangibles et rares. Dans ce contexte, l'immobilier de prestige est perçu comme une valeur patrimoniale durable, capable de résister aux cycles économiques et financiers.
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