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Le Palais-Royal, la place Vendôme, l’île Saint-Louis … Le cœur de Paris recèle des bijoux urbains. « C’est presque un marché de l’art, qui séduit les Français et les étrangers, notamment les Américains », sourit Geoffrey Benoît, de John Taylor. Il faut compter en moyenne entre 11 000 et 12 500 euros le m² selon Meilleurs-Agents, et « les plus beaux biens dépassent 40 000 euros le m² », prévient Martial Michaux, d’Emile Garcin.
La disponibilité se fait rare dans le Ier arrondissement : « 150 à 200 biens sont à la vente, dont 15 à 20 % de grandes surfaces », souligne Benjamin Cohen, d’Engel & Völkers. Le m² tourne autour de 12 300 euros en moyenne (+ 0,7 % sur un an), selon Meilleurs-Agents. Près de la rue Sainte-Anne, « une famille française s’est offert un 186m² avec une terrasse de 50 m² à rafraîchir pour 3,1 millions d’euros, une transaction bouclée en deux mois », cite Sébastien André, de Daniel Féau.
Rue Etienne-Marcel, un 81 m² au 6ᵉ étage a été acquis à 15 000 euros le m². Certains misent sur le prestige : « Un hôtel particulier de 650 m² donnant sur les jardins du Palais-Royal a été vendu 25 millions d’euros à un couple américain, confie Geoffrey Benoît. Il va investir 10 millions supplémentaires dans des travaux. »
Vie de village
Dans un IIᵉ arrondissement animé et recherché, « les appartements de qualité, entre 100 et 140 m², peuvent dépasser 2 millions d’euros, surtout s’ils offrent des extérieurs et une vue sur Paris », révèle Andréa Boström Mouls, de Varenne. Un niveau supérieur à la moyenne de 11 000 euros le m² – stable sur un an –, relevée par Meilleurs-Agents. La rue de la Paix et la place Vendôme recèlent quelques joyaux, de 15 000 à 25 000 euros le m². Près de celle-ci, « nous avons vendu un pied-à-terre de 68 m² à 1,5 million d’euros », dit Benjamin Cohen. Vers Montorgueil, « un dernier étage terrasse de 113 m², rénové, a trouvé preneur à 2,5 millions d’euros », précise Caroline Baudry, de Barnes. Rue Poissonnière, un 83 m² refait à neuf, au 5ᵉ étage, a été cédé 1,22 million d’euros.
Mariant belles pierres et vie de village, le IIIᵉ arrondissement séduit, et les appartements bien estimés filent vite. « Un 80 m² en parfait état, rue de Bretagne, est parti en une semaine à 1,15 million d’euros », indique Andréa Boström Mouls. Près du Musée Picasso, un couple a craqué pour un 97 m² à 16 000 euros le m², dans un hôtel particulier. Face au Musée Carnavalet, un bien au premier étage, plein ouest, a été cédé 14 000 euros le m² (500 000 euros de travaux). « Au nord, vers Arts et Métiers, on trouve des biens familiaux de 160 à 180 m², dans de beaux immeubles fin XIXᵉ-début XXᵉ », signale Guillaume Puech, de Daniel Féau. Il faut tabler sur 13 500 à 15 000 euros le m², voire davantage pour un bâtiment classé, une belle rénovation, des extérieurs… Dans le Marais historique (IVᵉ), « les différences de prix peuvent être énormes, avertit Mathieu Coipeault, de Daniel Féau. Il y a des immeubles où le m² est à 11 000 euros au 1er étage, et dépasse 20 000 euros au dernier. » Rue des Archives, des biens rénovés d’environ 120 m² proposés 2,2 millions d’euros se sont vendus dans la journée. « Sur l’île Saint-Louis, le prix du m² s’échelonne entre 17000 et 25000 euros, et l’exceptionnel se vend bien plus haut », dit Géraldine Jackowski, d’IAD. Quai aux Fleurs, un Américain s’est ainsi offert un bien avec vue sur la Seine à 21 500 euros le m²… sans oublier 5 000 euros le m² de rénovation. Rue Boutarel, près du quai d’Orléans, un 120-m² a dépassé 40000 euros le m², panorama sur Notre-Dame oblige.
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