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Hervé van der Straeten - © Stephan Julliard

Hervé van der Straeten

Précieuse modernité


Au raffinement de ses meubles qui marient l’ébène et le bronze, la laque et le parchemin grâce à un savoir-faire virtuose, il ajoute une recherche formelle à chaque fois inattendue. Par Éric Jansen


Il y eut tout d’abord Turbulences, puis Débauche, Distorsion, Dissonances… Des titres de collection qui pourraient faire croire à un jaillissement créatif désordonné. C’est tout le contraire. Il n’y a pas plus maîtrisé que cet homme. Mais Hervé van der Straeten est double : sur ses carnets de croquis, il dessine des miroirs entourés de cercles irréguliers, des consoles en équilibre instable, des tables au piétement en biais. Surtout ne pas faire droit, symétrique, calme… Recherches formelles du designer qui repousse les limites du déjà fait, déjà-vu, et réinterprète ainsi un savoir-faire ancestral. Car Hervé van der Straeten s’est dès le début inscrit dans la lignée des grands ensembliers du XXe siècle. Alors que la plupart de ses confrères s’engageaient sur le chemin du "beau dans l’utile" et concevaient des pièces pour le plus grand nombre, lui choisissait le rare et le précieux, la série limitée voire la pièce unique, dans la tradition des arts décoratifs français. Ses créations en bronze, en parchemin, en laque ou en cristal de roche ont la sophistication d’un meuble de Frank ou d’une applique de Chareau. Depuis 2004, il a ses propres ateliers où une trentaine d’artisans façonnent des pièces qui pour certaines demandent 600 heures de travail… L’art de l’ébénisterie n’a plus de secret pour lui, mais il fallait apporter à cette connaissance, à cette qualité d’exécution, la modernité du XXIe siècle. C’est ce à quoi s’emploie depuis vingt ans Hervé van der Straeten.


Lampadaire Electron


Console Cristalloïde


Comment être en phase avec son époque quand on aime les matériaux nobles, les finitions soignées et l’héritage du passé ? Le designer n’a de cesse de se poser la question. La réflexion peut être longue : deux à trois ans séparent une collection d’une autre. La modernité, on l’a évoqué, jaillit du mouvement, du déséquilibre suggéré grâce à une prouesse technique, d’un dessin novateur. Elle affleure aussi par l’association inédite du bronze et de l’ébène, du parchemin et de la laque, de la marqueterie inattendue qu’Hervé van der Straeten compose. Elle apparaît de façon plus évidente avec l’utilisation de nouveaux matériaux comme l’aluminium anodisé, l’inox poli, le Plexiglas. Elle explose enfin véritablement avec la couleur. Exemple avec la console Cristalloïde, le lampadaire Electron ou le lustre Candy, trois pièces de la nouvelle collection visible en ce moment dans sa galerie du Marais. Il a intitulé celle-ci Fun Ride… « L’idée de départ, c’était la fête foraine, une envie de légèreté et de couleurs pop », explique-t-il, mais à y regarder de plus près, la légèreté n’est qu’apparente. Les 35 pièces déclinent la préciosité qui a fait sa réputation. Derrière le tour de manège, un travail long et précis. Une dualité à l’image de ce perfectionniste à la fantaisie très bridée.


Console Bowling


Galerie Hervé van der Straeten 

11 rue Ferdinand Duval Paris IVe

Tél  : 01 42 78 99 99  - www.vanderstraeten.fr



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