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Immobilier - Les acquéreurs étrangers dans les starting-blocks pour (re)partir à l’assaut de la pierre en France

Les acquéreurs étrangers dans les starting-blocks pour (re)partir à l’assaut de la pierre en France

L'OBS - PAR CAROLE PAPAZIAN LE 17/03/2021

 

Echaudés par les restrictions sanitaires, de nombreux acheteurs internationaux préfèrent attendre avant de faire une acquisition dans l’Hexagone. Sauf les plus fortunés, qui préparent l’avenir à distance…

 

Vive WhatsApp et Zoom ! Dans l’immobilier de luxe aussi, les visites à distance sont devenues monnaie courante. Avec des vendeurs qui sont dans leur chalet des Alpes, leur appartement (haussmannien) parisien ou leur maison du sud de la France. Et des acheteurs qui sont restés aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne ou en Europe du Nord. Certaines de ces visites virtuelles débouchent sur des transactions. « Depuis l’île Moustique, dans les Caraïbes, une grande fortune italienne a acquis pour 3,5 millions d’euros un appartement de 250 m 2 dans un château classé des Yvelines », relève Marc Foujols, président du groupe immobilier du même nom. Autre exemple, raconté par Charles-Marie Jottras, président de Daniel Féau : « Un Américain a acheté un appartement à Paris de 5 millions d’euros qu’il a vu seulement en vidéo . Il a mandaté un expert pour la visite et son décorateur est ensuite venu… »

 

Ce type de transactions reste toutefois rare. Les Américains ont pratiquement disparu du marché et beaucoup de non-résidents ont tout simplement reporté leurs projets en France. Qu’on en juge : dans la capitale, la part des acquéreurs internationaux a fortement chuté, passant de 2,6 % de l’ensemble des ventes en 2018 à 2,2 % en 2019 et à 1,8 % en 2020, selon les notaires du Grand Paris. Du jamais vu en vingt ans. Les acheteurs étrangers prêts à investir entre 300 000 euros et 1 million d’euros préfèrent attendre. Ce sont ceux qui ont les budgets les plus confortables qui sont restés les plus actifs. Pour les investisseurs particuliers ou institutionnels, la France est une valeur sûre et les biens exceptionnels trouvent preneur. Ainsi, au large de Cannes, sur l’île Sainte-Marguerite, le réseau Michaël Zingraf a vendu la seule propriété de l’île 32 millions d’euros au groupe suisse Ultima Capital.

 

Trop tôt pour tirer le bilan du Brexit Avec une crise sanitaire qui s’éternise et la perspective d’éventuels nouveaux confinements, les acquéreurs internationaux envisagent d’un œil neuf leurs achats dans la pierre. « Plusieurs de nos clients prévoient de passer trois ou quatre mois dans leur appartement ou leur chalet. Ce sont notamment des financiers basés à Londres ou à Amsterdam qui veulent télétravailler. Une des premières questions qu’ils nous posent est de savoir si la fibre optique est installée », explique Camille Letuve, directeur associé du cabinet Athena Advisers.

 

Dans les Alpes, à Méribel, la première tranche du programme Antarès, du groupe Vallat, s’est vendue rapidement au prix moyen de 22 000 €/m 2 . Les acheteurs ? « Des Belges, des Luxembourgeois et des Français », observe Joffray Vallat, président du groupe. Il est encore trop tôt pour tirer le bilan du Brexit. « De nombreux Français expatriés achètent en France pour détenir un actif en euros, constate Philippe Joffre, directeur de l’agence Barnes Saint-Honoré. Mais certains Britanniques diffèrent leurs projets, redoutant de perdre leur emploi. »

 

Malgré les incertitudes de la pandémie, les professionnels restent optimistes. Après le premier confinement, ils avaient enregistré une forte demande de clients étrangers. Ils en attendent autant à partir de mai ou juin. « Notre site internet est beaucoup plus fréquenté qu’auparavant par les étrangers », confie Charles-Marie Jottras. Michaël Zingraf, lui, est très confiant : « Les acquéreurs internationaux sont dans la retenue. Ils vont se lâcher quand la situation s’améliorera. »

 

Petit micmac européen… Pour être sûrs de pouvoir rester plus de trois mois en France sans formalités, certains (riches) Britanniques utilisent les incohérences de l’Union européenne. Ils achètent un appartement de 500 000 € à Lisbonne ou des parts d’un fonds d’investissement immobilier portugais, obtiennent ensuite un « golden visa », et le tour est joué ! Détenteurs du sésame européen délivré par le Portugal, ils pourront passer le temps qu’ils voudront dans leur nouvelle résidence secondaire en France.

 

 

https://www.nouvelobs.com/immobilier/20210317.OBS41509/les-acquereurs-etrangers-dans-les-starting-blocks-pour-re-partir-a-l-assaut-de-la-pierre-en-france.html

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